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 Législatives : Royal leader sur le terrain

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Bertrand
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MessageSujet: Législatives : Royal leader sur le terrain   Sam 2 Juin 2007 - 9:42

De Lyon à Digne-les-Bains en passant par Privas, Ségolène Royal a repris son bâton de pèlerin, jeudi, pour rendre visite aux candidats dont elle est proche. Tout au long de la journée, elle a multiplié les attaques contre le gouvernement et s'est projetée dans le futur du PS, où, c'est évident, il faudra compter avec elle. Royal s'affirme clairement en leader du PS lors de cette campagne.



Ségolène Royal adopterait-elle le rythme trépidant de Nicolas Sarkozy, qui lui réussi si bien ? Au pas de charge et sur tous les fronts ? En tous cas, elle occupe le terrain: Lyon dans la matinée, Privas dans l'après-midi et Digne-les-Bains, dans les Alpes-de-Haute-Provence en conclusion de sa journée marathon, pour prêter main forte au député local, Jean-Louis Bianco, son ancien directeur de campagne. En moins de deux heures jeudi matin, la candidate malheureuse à l'élection présidentielle à arpenté trois circonscriptions du Rhône pour apporter son soutien aux candidats PS: la 4e pour son ancienne porte-parole de campagne Najat Belkacem, qui affronte le poids lourd de l'UMP Dominique Perben, la 2e pour Pierre-Alain Muet et la 7e pour le président de la région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne. "Mobilisez-vous!", a-t-elle martelé aux badauds sur les marchés de Lyon, la Duchère et Vaulx-en-Velin.

Entre deux haltes chez les commerçants, elle s'est dite favorable à "une opposition constructive". "Il faut un groupe parlementaire d'opposition le plus fort possible" et que "l'opposition soit vigilante, créative, offensive, imaginative", a-t-elle continué. "Un groupe parlementaire fort, c'est une gauche forte qui se renouvelle, qui est créative, qui réfléchit aux dogmes dont elle a parfois été prisonnière et qui continue le mouvement de rénovation engagé lors de la campagne présidentielle", a-t-elle précisé. Quelques poignées de mains plus tard, direction l'Ardèche et la ville de Privas, pour soutenir le député PS sortant, Pascal Terasse. Avec toujours le même leitmotiv à la bouche: la mobilisation des électeurs.

"Une vague blanche" pour contrer "la vague bleue"

Plus remontée que jamais, elle a lâché d'emblée devant 500 personnes: "Esprit de Privas, es-tu là ? Tout est parti de Privas, donc tout redémarre de Privas", dans une allusion à sa première réunion publique dans le chef-lieu ardéchois en mars 2006, d'où elle avait lancé sa course - gagnante- à l'investiture socialiste. A "la vague bleue" prédite par "les relais médiatico-financiers et sondagiers qui matraquent tous les jours", elle a exhorté les électeurs à substituer "une vague blanche", sa couleur fétiche, celle de la veste qu'elle portait. Elle a ensuite attaqué la politique proposée par le gouvernement. Certes, "tout est doucereux" côté gouvernement tant qu'il n'a pas gagné les élections, a-t-elle admis, pour avertir dans la foulée: "ce qui se prépare, c'est un creusement des inégalités": baisse des impôts des plus fortunés, franchise médicale et hausse de la TVA "pour tous".

Mais surtout, Ségolène Royal semble s'être décidée à endosser franchement le tailleur de leader du PS, en détaillant sa vision de l'opposition. Si elle ne se représente pas dans les Deux-Sèvres, la président de la région Poitou-Charentes voit au-delà. Il s'agit maintenant "d'imaginer la gauche de demain, celle qui préparera des victoires", de "structurer des contre-pouvoirs avec les élus" grâce à l'internet. Et l'ex-candidate à la présidentielle de se présenter en femme du renouveau politique lorsqu'elle balaye d'une revers de la main l'idée d'"opposition frontale" chère à Laurent Fabius. "Les Français ne veulent plus de ça", confie-t-elle.

Si l'oppostion doit garder son rôle "d'alerte et de surveillance", elle se doit également de rechercher des "convergences" dans l'intérêt du pays. En petit comité cette fois, sur le ton de la confidence et non à la tribune, Ségolène Royal a confié sa vision des choses: il faut "un parti de masse" voire un "dépassement du PS". Dans la droite ligne des déclarations d'un de ses proches lieutenant, Vincent Peillon, dans leJDD.fr.

"Une époque nouvelle s'ouvre, des stratégies sont à inventer"

Son premier souci est d'éviter le départ des nouveaux adhérents, qui ont assuré sa victoire pour l'investiture présidentielle, en s'appuyant sur eux. Il s'agit également d'impliquer les habitants des quartiers qui ont voté massivement pour elle et les jeunes puisque "les anciens se méfient". La candidate a continué de se projeter dans ses "désirs d'avenir": "Il faut que la citoyenneté née pendant la campagne puisse conforter le Parti socialiste", fait-elle valoir. "Une époque nouvelle s'ouvre, des stratégies nouvelles sont à inventer".

Même si elle compte "prendre du temps", il faudra avant l'été "donner des perspectives" aux électeurs de gauche sur la ligne idéologique et s'assurer qu'on ne "retombe pas dans les réunions de section" à l'ancienne. Des propos en forme de piques à l'égard de ses camarades éléphants et de son compagnon, le Premier secrétaire du PS, François Hollande. A la question: êtes-vous le leader de l'opposition? Royal répond par une pirouette: "En tous cas, c'est comme ça que les militants me voient". Pour lâcher, cruellement, à ses intelocuteurs: "Je suis la seule à pouvoir déplacer les foules". Pourquoi minauder quand ses déclarations publiques ou en petit comité sont autant d'actes de candidature à la tête de l'opposition?

A Digne, Royal est même allée plus loin, dans sa vision dela refondation "d'une alternative crédible": "Il nous appartient à nous socialistes, hommes et femmes de toutes les sensibilités de la gauche mais aussi (...) à tous les républicains du centre - je le dis très clairement", a-t-elle insisté. "Eux-aussi ont envie d'un Etat impartial". Des propos qui ne manqueront pas de faire hurler à la gauche du PS, mais qu'elle seule peut désormais se permettre.
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